Votre dent 16 — la première molaire supérieure droite — est aujourd'hui trop fragilisée pour être conservée durablement. Malgré les soins réalisés au cours des années précédentes, la structure dentaire résiduelle ne permet plus de garantir une mastication fiable et pérenne.
Dans cette situation, la solution la plus adaptée à votre cas est le remplacement de cette dent par un implant ostéo-intégré : une racine artificielle en titane biocompatible, sur laquelle viendra prendre place une couronne céramique naturelle.
Le bilan radiographique en trois dimensions — le CBCT — est l'examen de référence en implantologie. Il permet d'analyser précisément votre volume osseux, la position des structures anatomiques voisines, et de planifier l'implant avant même l'intervention.
La dent 16 est une molaire à trois racines, ancrée dans l'os maxillaire supérieur, juste sous le sinus maxillaire. C'est la zone la plus délicate de la mâchoire supérieure — et c'est précisément pourquoi le bilan 3D est indispensable avant toute intervention.
La décision d'extraire une dent n'est jamais anodine. Elle fait suite à une analyse clinique et radiologique rigoureuse. Conserver une dent condamnée peut entraîner une infection chronique, une destruction progressive de l'os, et compromettre la pose d'un futur implant. Agir maintenant, c'est protéger votre capital osseux.
Afin de préserver au maximum l'os environnant, chaque racine est séparée puis retirée individuellement dans son propre axe, sans efforts latéraux sur l'os. Cette technique — dite extraction « atraumatique » — est le standard de référence en implantologie.
Dans votre cas, l'implant est posé immédiatement après l'extraction — une « implantation immédiate ». Cette approche réduit le nombre d'interventions, raccourcit la durée totale du traitement et surtout limite la résorption osseuse qui survient naturellement après toute extraction.
Après le retrait des trois racines, il subsiste un espace vide entre l'implant et les parois de l'alvéole. Laissé vide, cet espace se résorberait — au détriment de la stabilité de l'implant et de l'esthétique de la gencive.
Le biomatériau osseux vient combler ce vide et servir de support temporaire. Il ne remplace pas votre os : il crée un échafaudage dans lequel vos propres cellules osseuses vont progressivement se développer.
Le PRF — Platelet Rich Fibrin — est une technique biologique avancée qui utilise votre propre sang pour concentrer vos facteurs de croissance et accélérer la cicatrisation. Aucune substance artificielle n'est ajoutée.
L'ostéo-intégration est le phénomène biologique central qui garantit le succès d'un implant : l'ancrage direct de l'os vivant sur la surface du titane, sans tissu interposé. Au fil des semaines, vos cellules osseuses colonisent la surface de l'implant. Au terme de 4 à 6 mois, il est solidement ancré et peut supporter la couronne.
Chaque étape est organisée pour garantir la sécurité, le confort et la prévisibilité du résultat final.
La vitamine D joue un rôle essentiel dans l'absorption du calcium, la minéralisation osseuse et la régulation immunitaire locale. Une carence — très fréquente après 50 ans — peut altérer la qualité de la cicatrisation osseuse. C'est pourquoi un dosage sanguin sera réalisé avant l'intervention, avec supplémentation simple si nécessaire.
Cette démarche préventive relève de la médecine de précision : adapter le protocole à votre biologie individuelle pour maximiser les chances de succès.
Au terme de l'ostéo-intégration, une empreinte numérique de précision permettra de fabriquer votre couronne sur mesure, en céramique haute résistance, teintée et conçue pour s'intégrer naturellement à votre sourire. Aucun métal visible, aucune sensation artificielle.
Les suites sont habituellement simples et bien tolérées — la grande majorité des patients reprennent leurs activités dès le lendemain.
Le risque principal est l'échec d'ostéo-intégration : dans de rares cas, l'implant ne s'intègre pas correctement. Cette situation exceptionnelle est parfaitement gérée : l'implant est retiré sans douleur, la zone est laissée au repos, puis un nouvel implant est posé — sans frais supplémentaires.
L'intervention est réalisée sous anesthésie locale profonde — vous ne ressentirez aucune douleur pendant l'acte. Des antalgiques sont prescrits pour les jours suivants, et la gêne est généralement très modérée.
Environ 60 à 90 minutes pour l'ensemble du protocole (extraction, implant, PRF et comblement). Vous êtes attendu au cabinet environ 2 heures au total.
Un gonflement modéré est possible, maximal à J+2, et diminue spontanément en 4 à 5 jours. L'application de glace les premières heures le limite considérablement.
Dès le lendemain pour une alimentation molle. Alimentation normale en 10 à 15 jours. Évitez simplement les aliments durs du côté opéré les premières semaines.
Oui — l'anesthésie locale n'altère pas vos réflexes. Si une prémédication anxiolytique a été prescrite, il est conseillé d'être accompagné.
Oui, si des sutures non résorbables ont été posées : elles sont retirées à la visite de contrôle à J+7, en quelques secondes et sans douleur.
La majorité des patients reprennent dès le lendemain. En cas de travail très physique ou de représentation en public, prévoir 2 à 3 jours de précaution.
Environ 6 mois après l'implant. Ce délai laisse l'os s'intégrer solidement autour de l'implant avant de le charger prothétiquement.
Elle permet d'obtenir le PRF — votre membrane cicatrisante naturelle — utilisée pendant l'intervention pour accélérer la reconstruction osseuse. C'est un acte simple, réalisé au cabinet juste avant la chirurgie.
Elle joue un rôle clé dans la minéralisation osseuse. Une carence (très fréquente) peut ralentir l'ostéo-intégration. Le dosage préopératoire permet de corriger un déficit avant l'intervention.
Pour combler le vide laissé par les racines et prévenir la résorption osseuse. Il sert de support temporaire : votre propre os le remplace progressivement.
Non. Une fois ostéo-intégré et couronné, l'implant est ressenti comme une dent tout à fait naturelle. La quasi-totalité des patients l'oublient rapidement.
Dans ce cas exceptionnel, l'implant est retiré, la zone est mise au repos, puis un nouvel implant est posé dans un second temps — sans frais supplémentaires.
Exactement comme une dent naturelle : brosse souple, fil dentaire ou brossettes, et visites de contrôle régulières. Un implant bien entretenu peut durer toute une vie.
Toutes les conditions anatomiques observées lors de votre bilan sont favorables à la réalisation de ce traitement dans d'excellentes conditions.
Notre objectif : vous accompagner avec soin à chaque étape, pour restaurer durablement votre confort de mastication — avec une approche fondée sur la sécurité, la précision et le respect des tissus.